communication, Conscience, Education

Avoir un enfant hors norme

Qu’est-ce que ça signifie pour vous ? Avantage ? Inconvénient ?

J’ai récemment lu cet article de supers parents que je vous laisse découvrir : https://www.les-supers-parents.com/un-enfant-hors-normes-nest-souvent-que-le-miroir-dun-parent-en-souffrance/

Attention séquence émotions garantie pour les plus sensibles…

Personnellement, c’est un sujet qui me passionne : la différence.


Ce n’est pas vraiment le sujet principal de l’article, mais je sais où je veux en venir. Suivez-moi !!

Je pense que quelque part, on est tous un peu différent et que dans cette société qui nous voudrait tous uniforme, il est bien plus enrichissant de rencontrer des personnes qui pensent, qui aiment, qui vivent autrement que nous.

Je pense qu’on a beaucoup à apprendre et encore plus des gens qui ne sont pas pareil.

C’est agréable d’être avec des potes avec qui tu n’as pas besoin de te parler pour te comprendre, un regard, un mot et le fou rire est garanti.

Mais l’autre, celui qui n’est pas comme toi, est riche d’un autre type de connaissances.




Ce week-end, c’était l’anniversaire du Padre, et pour l’occasion, on a reçu quelques amis, dont la plupart sont en couple avec ou sans enfants. Les « garçons » sont amis depuis leur étude, ils bossent quasiment tous dans le même secteur d’activité et pour certains ont carrément le même employeur. On peut dire qu’on se ressemble un peu… Dans le lot, il y a « lui », le mec pas comme les autres, le marginal.

Il a dépassé la trentaine, n’a pas de situation professionnelle fixe, il est loin de connaitre une stabilité affective et ça lui convient tout à fait. Il est « libre » de faire ce qui lui plait sans crainte, puisqu’ il assume pleinement son statut de « mec à part ». Et puis un jour… il commence à vouloir construire, partager, avoir une descendance…

Ça aurait été une femme, j’aurais tout de suite pense à son « horloge biologique ». Mais là, je ne sais pas est-ce l’âge ? Le moment ? Le fait de voir que son groupe d’amis n’a plus les mêmes centres d’intérêts ? Ça n’a jamais eu l’air de le déranger de n’être pas dans cette catégorie de personnes… Du coup, je ne sais pas… mais peu importe, il commence à penser à une autre vie, plus « classique ». Il avoue carrément qu’il « commence à avoir envie de cette vie de merde ».

On aurait pu se sentir vexé qu’il l’exprime ainsi, pourtant on l’a tous compris…

Maison, boulot, enfants. C’est de ça et des obligations qui vont avec, dont il parlait.

Du coup, j’ai voulu savoir ce qui pouvait se passer dans la tête de quelqu’un qui semblait avoir fait de sa vie, ce qu’il voulait : boulot précaire mais à haut revenu, rythme de vie décalé, vivre la nuit avec ce que ça a de grisants mais aussi de dévastateur ; activités sexuelles débordantes, drogues, alcools… mais du coup aussi : pas de crédits ou d’impôts à payer, pas de routine ennuyeuse, pas d’enfants à « élever » à qui montrer l’exemple et pas le train-train quotidien que ça implique, pas de compromis à faire pour sa vie de couple et plus généralement familiale…

Comme beaucoup et même la plupart des gens que je connais, j’ai fait le choix d’une vie « classique » parce que c’est là que je ressens que mon équilibre se trouve. Je suis très fière de mon choix de vie et de ma petite famille, même si je reconnais que ce n’est pas parfait. Je suis pleinement heureuse et épanouie dans mon rôle. Donc je suis tout à fait à même de comprendre qu’on puisse avoir envie de cette vie-là. (Cela dit, je respecte et comprends aussi ceux qui n’en ont pas envie !!)

Mais alors, pourquoi l’exprimer comme étant une vie de « merde » et en avoir envie quand même ?



Les gens hors norme sont troublants… mais terriblement intéressants !!

Un peu de philo : « l’autre », en tant qu’être différent de nous-même, n’est-il pas forcément hors norme, à un moment donné ?

Que sont ces normes ? Qui les définit ? Puisqu’il n’est pas moi, il est forcément différent, mais a-t-il, de ce fait, d’autres normes ? Est-ce que les gens de la même « catégorie » ont-ils les mêmes normes ?

Au final, doit-on cultiver nos différences ou se fondre dans le moule pour appartenir à cette catégorie de personnes à qui on veut ressembler et dont les vies nous donnent envie ?

Vous avez 4 heures !!



J’ai deux filles très différentes. Leur différence est d’abord visuellement étonnante : une belle méditerranéenne ; brunette aux yeux marrons et au sourire ravageur et une petite blonde au regard bleu qui vous transperce et vous fait chavirer .

Vous vous en doutez leur particularité ne s’arrête pas au physique.

Elles sont sœurs, « élevées » ensemble dans la même maison, par leurs deux parents.

Doit-on pour autant se comporter de la même façon avec une qu’avec l’autre ?

Je vous le dis tout de suite, je ne suis pas de ceux qui disent : « j’ai x enfants, je les ai tous élevés pareil ».

C’est elles qui me guident, à travers leurs besoins et leur manière de les exprimer. Et ils sont bel et bien, différents. D’abord parce qu’elles n’ont pas le même âge, pas les mêmes envies, pas les mêmes centres d’intérêt. Et puis parce qu’elles sont deux individualités à part entière, faisant tout simplement parties, d’un même ensemble familial.

Les valeurs de base, tel que le respect et la politesse, restent commune et pour le reste, on est en total free style !!


Pour moi, il est important qu’elles grandissent, sans que « le tuteur » les oblige à pousser dans une direction qui n’est pas la leur.

Alors là, j’avoue que ce n’est pas du tout facile…

On a chacun une image de ce qu’on voudrait représenter en société, parce que c’est là que se crée les normes et que malgré tout le regard des autres à une importance.

Quand on va chez le médecin ou dans les magasins et qu’on voit des enfants sauter partout, jeter des choses par terre, crier… Souvent, on se dit que ce sont des enfants « mal-élevés », « turbulents », c’est d’ailleurs la 1ère chose qu’on pense. Là encore il y a des différentes catégories de personnes. D’abord il y a celle qui compatissent et celle qui jugent.

Et puis, il y a aussi ceux qui réfléchissent autrement et se disent que cet enfant a déjà passé toute la journée à l’école ou à la garderie et qu’il a peut-être plus envie de se défouler dehors à jouer au parc qu’à faire les commissions. C’est vrai, c’est pareil pour nous. Franchement pour qui c’est le kiff de passer 2h à faire les courses en rentrant du travail ??? Alors pourquoi ça ne serait pas pareil pour eux ? Juste parce qu’ils sont « petits » et qu’ils doivent bien se tenir, ne pas se faire « remarquer» ?

Je me suis récemment rendue compte que cette expression était assez difficile à comprendre pour un enfant…

Ma fille a dévoilé à une inconnue des choses de notre vie privée. Attention rien de folichon mais quelque chose qui m’a semblé être de la sphère de l’intimité familiale et ça m’a extrêmement contrarié. Je lui ai donc dit de manière peu bienveillante , que je n’aimais pas quand elle se faisait remarquer.

Puis en l’observant, j’ai vu qu’elle ne comprenait pas…

C’est vrai que c’est compliqué.

J’aime étaler avec fierté ses exploits et je voudrais montrer à la terre entière quelle petite fille formidable, elle est. Alors pourquoi elle, n’aurait-elle pas le droit de SE faire remarquer ? Ça n’a pas de sens…

Cette expression est juste très mal formulée.

Du coup, je me suis excusée de lui avoir parlé sèchement et lui ai expliqué qu’elle m’avait mis dans l’embarras devant la dame.

Pour ce qui est du concept de la vie privée-vie publique, on a encore du chemin à faire… Mais chaque chose en son temps.

Son hypersensibilité l’oblige à être constamment rassurée sur ses capacités mais aussi sur l’amour qu’on lui porte. C’est pour ça qu’il est très important pour elle que l’on reconnaisse ses qualités.

Du coup, j’ai pris l’habitude de la féliciter quand quelque chose se passe « bien », mais j’avoue que je suis de plus en plus mal à l’aise avec ça.

Je sens pourtant que ça lui fait du bien sur le moment, mais est-ce que finalement ça n’augmenterait pas ses angoisses et sa peur de l’échec ?

En fait, j’ai l’impression que souligner le positif rend « le moins bien » encore plus important. Et puis c’est très arbitraire, ça ne tient compte que de mes propres critères… Lorsque j’estime que cela ne se passe pas « bien », cela veut dire que ma petite fille, n’est plus aussi formidable ?

Je me reconnais la capacité à me remettre très facilement en question, du coup, je cherche constamment à m’améliorer en tant que maman pour répondre au mieux aux attentes de mes filles.

Je lis beaucoup sur les concepts de « bienveillance », de « parentalité positive », concernant les dernières découvertes sur le cerveau, Catherine GUEGUEN, Isabelle FILLIOZAT sont des noms qui ne me sont plus étrangers.

Pourtant c’est toujours aussi difficile de voir ma fille en détresse pour des choses qui me semblent futiles…

Le voilà enfin, le lien avec l’article.

Comment les gens, qu’on estime différent perçoivent-il notre monde ? Et comment réussissent-ils à les aider à y trouver leur place ?

Ma petite princesse… Sa sensibilité m’a toujours attendri… Je me retrouve souvent en elle et c’est peut-être pour ça que j’arrive encore à faire preuve de patience alors que je croyais mes limites atteintes.

Elle doit sentir que, comme grand nombre de mamans, je suis là pour elle, quelle que soit la situation, le nombre de « crise » émotionnelle qu’elle traverse…

C’est aussi surement pour ça que je suis source de réconfort pour elle. Je suis sa « figure d’attachement ». Je ne veux pas dire par là que son papa ne compte pas. Je sais que ceux et celles qui sont branchés éducation positive auront tout de suite compris ce dont je parle.

Dans le bon comme dans le moins bon, j’assume naturellement (plus ou moins bien) cette fonction comme un gage de confiance qu’elle m’offre.

Je ne sais toujours pas si j’agis comme il le faut, si ce n’est pas à cause de moi et de mon attitude vers elle, qu’elle est comme ça, je ne sais pas si je dois la raisonner ou l’accompagner dans ses débordements émotionnels… mais quoi qu’il en soit, je suis là.

Des tonnes de questions dans la tête… des tas de remises en question…

Puis les recherches, les lectures, les découvertes, les apprentissages et enfin les certitudes:

Mon enfant est hors norme.

Est-ce un défaut ? Une qualité ?

Comment l’aider à en faire une force ?

J’en suis actuellement là dans mon cheminement, en attente de savoir s’il est nécessaire et surtout utile pour elle t’établir le diagnostic de précocité…

2 réflexions au sujet de “Avoir un enfant hors norme”

  1. J’ai eu votre page par ma maman je viens exactement la mm chose avec mon aînée de 10 ans exactement les mm questions les même remises en questions je vis des moments parfois très dur mais j essaye encore et encore de comprendre de la rassuré de lui montrer que je l’aime. Merci pr cet écris on se sent moins seule😉

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    1. Je suis très touchée de lire ton message. Ça fait du bien de savoir qu’on est pas seule à traverser ce genre de doutes… Je suis moins même hypersensible et je reconnais (aujourd’hui en tant qu’adulte) qu’on se sent souvent mal compris, un peu à part… Je remercie ta maman de t’avoir passée ma page. Je suis plus active sur facebook, alors si ça te dit n’hésite pas à nous rejoindre. Il y a pleins de supers conseils et je reste disponible pour discuter de nos difficultés communes!!

      J'aime

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