Amélie – En route vers le ZD

Comme vous le savez, je suis en pleine réflexion sur la manière dont notre famille consomme et j’aimerais réussir à consommer plus responsable.

Je m’engage petit à petit dans cette démarche et j’avoue que j’apprends beaucoup, mais ce n’est pas encore rentré dans ma logique immédiate et quotidienne et certaines de mes habitudes ont la peau dure !!

Je fais encore des erreurs de débutante… Souvenez-vous : le choix des mots… méfiez-vous des apparences !!

Mais c’est « petit à petit, l’oiseau fait son nid » et même si : « je fais ma part », comme le dit le petit colibri, j’ai en tête de faire bien mieux que ça !!

Maintenant, je vais vous montrer encore une fois, à quel point, le « hasard fait bien les choses » ou alors que « rien n’arrive sans raison », ça dépend de quel point de vue et dans quel état d’esprit, on se place…

Il y a quelques jours, je cherchais à diversifier un peu le blog. Je me suis mise en quête de chroniqueuses prêtes à intervenir, pour nous parler de choses qui me plaise, mais que je ne maitrise pas; comme la mode ou le maquillage, tout ça dans un esprit minimaliste et éthique.

C’est là, que j’ai rencontré Amélie, certaines d’entre vous la connaissent surement déjà…

Elle a 41 ans, elle vit en Bretagne, avec son homme et ses deux enfants (un garçon de 7 ans et une fille de 2 ans et demi). Elle s’est lancée dans la démarche Zéro Déchet et minimalisme, il y a plusieurs mois et est devenue une véritable référence, grâce aux partages de ses connaissances dans ces domaines, ainsi que de recettes de cuisine sans gluten, de cosmétiques et produits d’entretien maison, tout ça avec le plus de ZD possible et des DIY.

Vous l’avez reconnu ? C’est la blogueuse qui tient Terre-Agir. Elle voudrait pouvoir aider les gens à s’y mettre, à travers un coaching ou des ateliers.

Elle a accepté d’être notre invitée, ce matin et elle va nous aider à comprendre ce qu’est la démarche Zéro Déchet ?

Amélie : Le zéro déchet est une démarche qui vise à produire le moins de déchet possible et de créer soi-même ses produits ménagers et d’entretien afin de préserver les ressources naturelles (pétrole, eau, transport).

C’est aussi cuisiner le plus possible maison, avec des produits de saison, en essayant de privilégier le local et l’agriculture biologique.

Le truc en plus quand tu cuisines toi-même ce que tu manges, c’est que tu sais ce que tu as utilisé comme ingrédients et que tu es à même de maitriser la composition de tes plats de A à Z à savoir qu’il n’y aura ni conservateurs, ni édulcorants, colorants et autres cochonneries.

Le zéro déchet, c’est aussi de favoriser l’achat de matériels d’occasion le plus possible ou carrément créer maison, ça va des vêtements, à la vaisselle, en passant par l’équipement de la maison…

Qu’est-ce qu’on appelle le Minimalisme ?

Amélie : J’ai trouvé cette définition que j’aime beaucoup :

« Le minimalisme est une philosophie de vie qui consiste à vivre au quotidien avec le moins de possession matérielle possible. L’idée est toujours de simplifier sa vie, d’être plus heureux, plus libre et sans excès de possessions. »

Quand je me suis lancée dans le minimalisme, j’ai acheté un des livres de Marie Kondo une Japonaise qui a lancé la méthode Kon Marie. C’est une pionnière dans la démarche minimalisme.

Et je certifie que de se débarrasser de choses inutiles, nous rend léger. Quand je dis débarrasser, ce n’est pas jeter, c’est vendre, recycler ou donner.

Le plus impressionnant, c’est le tri des vêtements. Lorsqu’on réunit tous nos vêtements en un tas sur notre lit, on hallucine de voir le nombre que l’on a et la quantité que l’on garde au cas où on maigrit, on grossit etc…

Quel est le 1er pas à faire, quand on s’engage dans ce projet de vie ?

Avant de me lancée, je me suis d’abord beaucoup documentée sur le sujet. J’ai lu le livre de la famille presque ZD. Si vous ne les connaissez pas, je vous conseille d’aller voir leurs vidéos sur internet et leur site.

En deux mots, c’est un couple avec deux enfants qui vivent dans un mobile-home. A 4, ils produisent seulement un bocal en verre de déchet par an. Ils font des conférences partout en France pour expliquer leur démarche et ont écrit deux livres que j’ai dévoré en quelques jours. Un pour les adultes et un pour les enfants.

Ensuite, j’ai acheté celui de Béa Johnson, la pionnière du ZD. C’est une française qui vit au Etats-Unis qui fait aussi des conférences sur le sujet et a écrit Zéro Déchet, un livre très complet dans lequel elle traite de la démarche sous tous les aspects.

Pour commencer, je crois qu’il est essentiel de ne pas se mettre la pression, ni vouloir tout faire d’un coup. Sinon vous allez vous décourager et vos proches aussi.

Chaque chose en son temps. Le moindre petit changement est déjà énorme pour l’environnement.

Je m’y suis mise il y a 6 mois et j’ai encore beaucoup de choses à mettre en place.

A mon avis, la première chose à faire c’est un compost.

Me concernant, j’en ai déjà un depuis plusieurs années car j’ai la chance de vivre à la campagne.

Savez-vous que 30% de nos déchets ménagers sont compostables? Vous imaginez comment votre poubelle pourrait rétrécir avec juste ce petit geste…

Et pour ceux qui vivent en appartement ? 

Il existe des lombricomposteurs. Un système de compost avec des lombrics, petits vers qui font travailler pour vous et créé votre compost.

Les poules aussi, sont super pour nous aider à nous débarrasser de nos denrées alimentaires compostables. Elles mangent tous les restes, épluchures, même les os. Et en plus leurs œufs sont un régal.

Pour m’aider dans cette démarche, je suis aussi inscrite sur des groupes facebook qui traitent de ces sujets.  On y trouve de l’entraide, des recettes. Tout ça dans la bienveillance !!

Dès qu’on termine un produit ménager ou cosmétique du commerce, je cherche une recette pour la faire moi-même. On a aussi supprimé les mouchoirs, lingettes, coton tiges, sopalins pour passer sur du lavable.

Sur mon blog, j’ai mis mes tutos, mais si vous ne vous sentez pas de faire vos mouchoirs, serviettes de table ou autre, sachez qu’il y a ZD Productions, sur Facebook, qui regroupe des couturières en or qui vendent leurs créations. L’idéal étant bien sûr d’en trouver une près de chez soi ;).

Et puis, j’ai mis un STOP PUB, sur ma boite aux lettres. Premièrement, je ne suis plus tentée d’acheter des choses dont je n’ai pas besoin et en plus ça créé moins de déchets. Pour en savoir plus, je vous invite à lire cet article que j’ai écrit à ce sujet : le Stop Pub.

Et si on a envie d’aller encore plus loin ?

Je me suis inscrite à une AMAP en octobre dernier.

Qu’est-ce que c’est ?

Association pour le Maintien d’un Agriculture Paysanne.

Chaque semaine, je réceptionne mon panier de légumes, ainsi que 12 œufs pour seulement 15€. Ils sont bio et produits localement, ce qui réduit les émissions de CO2, lié au transport. 

J’adore ce concept.

Tu aides les producteurs locaux tout en mangeant sainement et comme tu ne sais jamais de quoi va être composé ton panier, tu découvres des légumes et des nouvelles recettes.

Puisqu’on parle des courses : emballage recyclable ou vrac ?

Lorsque je fais mes courses, je fais une liste précise selon mes menus établis pour la semaine.

Encore une question d’organisation…

En général, je fais mes courses le jeudi vu que j’ai mon panier de l’AMAP, le mercredi soir.

Avant de partir, je regarde ma liste et je prends en fonction le nombre de sac à vrac  les céréales, sucre, riz, pépites chocolat, etc.., pas plus pour éviter d’être tentée et d’acheter des choses dont je n’ai pas besoin.

Ensuite, je prends des contenants en verre pour tout ce qui est viande, fromage à la coupe, poisson charcuterie…

Je n’ai jamais vu ça, dans les grandes surfaces alimentaires… Ou est-ce que tu fais tes courses ?

Mon boucher, Inter, Biocop, tout le monde accepte.

Ça se démocratise, alors. Va falloir que je me renseigne…

Lorsque je ne trouve pas ce que je veux en vrac ou à la coupe, ou je le prends dans des emballages en verre (recyclables à l’infini) ou alors en carton.

La production d’emballage nécessite beaucoup de matériel et leur recyclage demande de l’énergie. De plus, les emballages ne sont pas recyclables à l’infini. Aussi il vaut mieux privilégier le vrac.

Que deviennent les emballages qui ne sont plus recyclables ?

Ce n’est pas un sujet que je maitrise parfaitement, mais d’après ce que j’en sais, les déchets non recyclables sont envoyés, dans un centre d’enfouissement.

C’est une décharge conçue pour le stockage de déchets ultimes en minimisant les risques de pollution ou contamination de l’environnement. Chaque installation se distingue selon la dangerosité des déchets stockés.

En parlant de déchets, avez-vous entendu parlé du « 7ème continent de plastique »?

« On le décrit comme une immense plaque de déchets évoluant dans le nord de l’océan Pacifique, de la taille d’un tiers des États-Unis ou de six fois la France.  » Passage tiré d’un article du journal Le Monde

C’est effrayant !! On creuse notre propre tombe et on entraine les générations futures dans le trou. Qu’est-ce qu’on attend pour s’y mettre ?

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3 Comments

  • Comment débuter dans la démarche zéro déchet en douceur. – Terre-Agir 5 juin 2017 at 7 h 16 min

    […] Moji Mojette tient un blog perso appelé « RhumSucre&Menthe Fraiche« . Elle vit dans le Sud de la France avec son chéri et leurs deux filles. Leur ainée de 4 ans et demi est une enfant hypersensible BABI EABI Précoce. Pour ceux qui ne connaissent pas, les « BABI EABI Précoce » sont des Bébés aux besoins intenses qui ont des facilités, dans certains domaines mais aussi des difficultés dans d’autres. Globalement, ils sont en avance,ils réfléchissent plus vite ou tout simplement différemment. Ça demande à toute la famille, une certaine organisation au quotidien et une remise en question de leurs principes éducatifs de base. La petite dernière a des allergies alimentaires et c’est ce qui les a poussé à être attentifs à ce qu’ils mangent et à leur impact sur l’environnement. « Je crois qu’en fait, ça se fait tout seul… D’abord on apprend à décrypter les étiquettes pour éviter les produits qui contiennent des allergènes. Puis on en vient à se demander pourquoi un produit qui a l’air tout simple, contient cette multitude d’ingrédients dans sa composition. On s’interroge, on cherche et on apprend pleins de choses… On s’aperçoit que les produits alimentaires mais pas seulement, parce que c’est le cas aussi dans les produits d’entretien, ou de cosmétiques, des produits de la vie courante qu’on utilise plusieurs fois par jour sont bourrés de produits toxiques, dangereux pour nous et notre environnement. J’ai une maladie auto-immune et un dérèglement de la thyroïde découverts au moment de ma seconde grossesse après avoir fait plusieurs fausses couches. Du coup, je suis sensible aux perturbateurs endocriniens que ces produits chimiques contiennent. Sur la page/blog, je partage un peu de tout ce qui nous préoccupe au quotidien en tant que parents (maman) responsable de l’avenir de nos enfants, mais pas que » me confie t’elle. Voici son article : Amélie : En route vers le zéro déchet […]

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  • [Test/Avis] Les noix de lavage marque Alépia – RhumSucre&MentheFraiche 15 juin 2017 at 10 h 39 min

    […] (bon je vous passe les inutiles emballages d’emballage #vivelesuremballage, on est loin du ZD…, mais on est d’accord, ce n’est pas le positionnement marketing du site de […]

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  • Test/Avis – Les noix de lavage marque Alépia – RhumSucre&MentheFraiche 26 juin 2018 at 11 h 49 min

    […] (bon je vous passe les inutiles emballages d’emballage #vivelesuremballage, on est loin du ZD…, mais on est d’accord, ce n’est pas le positionnement marketing du site de […]

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