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L’acquisition de la propreté (en théorie…)

Comme souvent en matière d’éducation, il est question de la place de l’adulte.

L’essentiel de son rôle, dans l’acquisition de la propreté, est, encore et toujours, d’être attentif aux besoins de son enfant.

Pour que cela fonctionne, ce dernier doit montrer un intérêt à vouloir changer sa façon de faire.

  • Il observe les autres membres de la famille sur les toilettes.

Quand on est maman, on perd un peu la notion d’intimité et là pour le coup, ça a un véritable rôle dans le développement de l’enfant, pas comme quand on nous interrompt 300 fois, pendant une douche de 5 minutes, juste pour savoir quelle princesse est la plus belle entre Rayponce et Sofia ou qui est le plus fort de la Pat Patrouille…

Une norme sociale :

En lui montrant, que « tout le monde » fait ses besoins aux toilettes, on lui montre l’exemple.

pensées de bébé pot

Il faut pas être pudique, c’est sûr… Autrement on peut laisser le soin au grand frère ou à la grande sœur de lui faire une démonstration.

Ça peut l’amuser et ça valorise le plus grand qui se sent utile 🙂

  • Il s’intéresse à son pot et pour qu’il se l’approprie, il doit être à disposition.
  • Il dit, montre qu’il va faire ou est en train de faire ses besoins.

Certains ressentent une gêne à rester dans une couche souillée et exprime à l’adulte, le besoin d’être changé.

Ça peut être un signe que l’enfant a déjà la maturité psychologique nécessaire au passage à cette étape majeure de son évolution.

Le fait qu’il soit capable de sentir et/ou contrôler ses évacuations montre que la maturité physique est en cours d’acquisition.

On dit souvent que lorsqu’un enfant est capable de montrer et descendre seul les marches d’un escalier, c’est qu’il est capable de maîtriser ses sphincters.

Le moment est alors venu.

Il est important de ne pas louper cet instant.

  • Ni trop tôt : l’enfant trop jeune n’est pas prêt à la propreté.

Il a suffisamment d’apprentissage à faire, avant d’arriver à cette étape-là. Chaque chose en son temps!! Mettre trop tôt l’enfant au pot, c’est lui mettre beaucoup de pressions, voir de le bloquer et l’apprentissage n’en sera que plus long…

  • Ni trop tard : si l’intérêt de l’enfant est détourné de la propreté, il aura du mal à y revenir de lui-même.

Savoir reconnaitre les signes :

Il se tortille, il grimace, il vous montre sa couche ou son pot, il vous dit clairement « caca » ou « pipi ».

C’est peut-être déjà trop tard pour cette fois, mais vous, vous avez pu vous familiariser avec les mimiques qui indiquent que c’est le moment de proposer le pot ou le réducteur.

attentionAttention :

Il est essentiel d‘éviter le conditionnement : mettre l’enfant systématiquement sur le pot, chaque jour, à la même heure.

Bien qu’il ne soit pas rare de constater qu’enfant ou adulte, nous avons souvent envie au même moment à peu de choses près, c’est avant tout, la manifestation des signes de ce besoin, qu’il faut repérer et ne pas se focaliser sur l’heure.

La mise systématique au pot n’a pas grand intérêt pour l’enfant.

Bien sûr, il fera quand vous lui aurez donné l’autorisation, en l’installant dessus, puisqu’à la manière de Pavlov, on aura conditionné le cerveau de l’enfant à évacuer, au moment où il sera sur le pot.

Mais il est fort probable qu’il y ait plusieurs  » accidents », en dehors de ces moments-là, puisqu’il n’aura pas appris par lui-même, à connaître ou à reconnaitre les signes lui indiquant son besoin d’évacuer.

En allant plus loin, on peut dire qu’il se reposera entièrement sur vous et perdra le contrôle de ses ressentis.

Il peut en découler une perte de confiance en soi, en ses capacités et en l’adulte.

En effet, l’enfant aura le sentiment d’avoir été trompé, puisqu’il n’a pas réussi à être propre, malgré l’intervention de ce parent, représentant d’une autorité acquise, par le simple fait d’être l’adulte référent.

bébé triste parle

Accompagner, encourager et soutenir :

  • On accompagne et on propose (souvent), on ne force pas.
  • On encourage et on félicite, on n’exagère pas.

On laisse la chance à l’enfant, d’échouer sans que ça ne prenne de terribles proportions pour lui.

  • On valorise les succès et dédramatise les « accidents ». 

On garde à l’esprit, qu’il est essentiel de se tromper, pour avoir la chance de recommencer, afin de s’améliorer.

Je suis une fervente supportrice de la glorification de l’échec.

Ma fille ainée vit tellement mal les siens, que j’ai appris à quel point il est important de relativiser et de prendre du recul face à ces situations.

On apprend réellement plus de nos erreurs que de nos réussites, puisqu’elles nous demandent plus d’attention, de réflexions pour faire mieux la fois prochaine ou la suivante… A travers ces multiples tentatives, on acquière des compétences qu’on aurait pas imaginé : la patience, la persévérance, la ténacité…

Accepter et comprendre les régressions :

Dès qu’il s’agit d’apprentissage, il n’est pas rare de constater une ou plusieurs périodes de régressions chez l’enfant.

La propreté vous semble en bonne voie d’acquisition puis ce jour-là, il n’a pas su se retenir une seule fois dans toute la journée…

Ce n’est pas un moment facile pour les parents, elle demande beaucoup de patience et d’organisation pour que l’enfant et son environnement conservent de bonnes conditions d’hygiène, malgré les « accidents ».

Il faut donc s’y prépare et comprendre ce qui se passe.

Chaque apprentissage se fait étape par étape et il faut du temps au cerveau de l’enfant pour assimiler ce qu’il a appris.

Parfois, il a besoin de faire des pauses, « se reposer sur ses acquis » pour faire place à cette nouvelle connaissance ou compétence.

Un enfant qui apprend à marcher, peut se remettre à ramper pendant quelques temps, avant d’adopter définitivement l’utilisation de ses deux pieds pour ses déplacements.

C’est un peu le principe du « reculer pour mieux sauter ».

Le matériel :

Certains enfants ne passent pas par l’étape du pot et préfèrent faire comme les grands directement sur les toilettes. Il existe des réducteurs très pratique avec marches intégrées. reducteur marches

il y a aussi des pots rigolos qui imitent les toilettes avec dérouleur de papier et bruitage. C’est fun, sympa et colorés, ça peut donc les amuser et c’est sans doute le meilleur moyen d’apprendre que de le faire en jouant.

pot rigolo

Je ne vous apprends rien en vous disant que le marché de la puériculture regorge d’inventions pour nous convaincre d’acheter tel ou tel article.

A vous de choisir ce qui vous semble le plus adapté aux besoins de votre enfant, ce qui convient à l’un, n’est pas nécessairement ce qu’il faut à l’autre.

Cet article vous a plu? N’hésitez pas à le partager et à donner votre avis et/ou vos petites astuces pour aider bébé dans son acquisition de la propreté, que je puisse continuer de l’enrichir de vos expériences 😉

On se retrouve très vite, sur la page facebook.

 

 

5 thoughts on “L’acquisition de la propreté (en théorie…)”

  1. Hello, ma poupée à 20 mois, je ne sais pas trop comment m’y prendre pour la propreté, mais en effet je pense y aller au feeling ! ET je n’ai pas de pudeur, je laisse la porte des WC ouverte pour qu’elle me vois y aller

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  2. Tu as déjà un pot à la maison? Mets lui a dispo et vois comment elle réagit. Ça peut être intéressant de l’observer pour voir si elle y prête une attention particulière ou si elle s’en desinteresse complétement. Ça te donnera une indication de sa maturité psychologique 😉

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  3. Coucou, j’ai vraiment apprécié ton article, moi je suis en mode apprentissage du pot avec ma dernière elle a plus de 3 ans et rien y fais on a fais plusieurs tentative avec des espace de repos entre chaque aujourd’hui elle va sur le pot une fois sur 5 c’est désespérant mes 3 premiers étaient propre avant l’age de deux ans mais avec ma petite Lylou c’est compliqué, alors je culpabilise je me dis que c’est de ma faute car comme c’est la dernière inconsciemment je veux la garder bébé, je garde espoir que ça se règle vite car il y a l’école en septembre.
    bisous

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  4. Est ce que ce « dernier petit bébé » pourrait avoir compris que ça te turlupine? Ils sont malins nos loulous!!

    Par contre, culpabilise pas de pas vouloir voir grandir tes enfants trop vite!! C’est normal de vouloir les garder un peu bébé rien qu’un peu plus…

    Après faut savoir leur faire confiance. Ils savent ce qui est bon pour eux et peuvent être surprenant quand on les laisse nous guider 😉

    Ça peut arriver très vite!!

    Comment elle réagit face au pot? Elle est curieuse de voir les autres membres de la famille aller aux WC? Peut être qu’elle fait partie de ces enfants que le pot n inspire pas…

    T as essayé de la mettre sur un réducteur?

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